UN MÉTIER "ENRICHISSANT" 

UN TECHNICIEN A VOTRE SERVICE

MAIS LE CONTRÔLE TECHNIQUE NE S’IMPROVISE PAS…  

Un contrôleur doit obligatoirement effectuer tous les ans un stage de maintien de qualification sinon il n'a plus le droit d'exercer son métier.

Le dernier stage que j'ai fait était de 20 heures à l'époque, le premier en 1995 s’est dérouler sur 150 heures à l'issue duquel j'ai décroché le diplome.

A l'époque j'étais mécanicien et, comme par hasard en allant dans un centre pour faire contrôler la 205 junior de mon père, je demande au patron (qui était aussi contrôleur) s'il embauche en ce moment, il me dit que oui.

Ca paraissait bien le job de contrôleur technique automobile, moins pénible que de faire de la mécanique. Ca faisait classe et mettait plein la vue !!! contrôler un véhicule c"était, "comme un docteur qui ausculte son patient"

Dommage qu'on avait pas un salaire de médecin ou  de technicien (parce qu'un controleur a un niveau  de technicien), mais ce qui est bisarre et navrant, c'est qu'il est payé au minable smic.

Enfin y'a pas que l'argent dans la vie, mais c'est vrai qu'au début c'était un métier qui brillait, surtout dans mes yeux ... malheureusement c'est pas tout ce qui brille qui vaut de l'or et comme on dit en créole  "néna aussi la peinture corona".

Mais c'était pour moi un métier "enrichissant", mème si le salaire n’était pas à la hauteur. On dit aussi que la vie n'a pas de prix et "controler un véhicule pourrait sauver des vies", comme dirait une pub de la sécurité routière. Dommage que certains clients n'en voulaient qu'à la petite vignette (communément appelée macaron) collée sur leur parebrise avant de penser à leur sécurité ni même à celle de leurs enfants. Malheureusement la majorité de ces automobilistes SANS SCRUPULES ne viennent que pour ça.

  

  L’homme à Tout Faire


Contrôleur de France métropolitaine et contrôleur de La Réunion, le traitement n’est pas le même, le principe est très connu plus on en fait et moins on est payé.

J’ai travaillé seul dans un centre pendant plus d’un an avant que l’entreprise n’embauche un deuxième collègue l’année suivante.

Le contrôleur sous les tropiques: en plus de faire son travail, c'est à dire réception du client, saisie informatique de la carte grise, procéder au contrôle du véhicule et en même temps répondre au téléphone ou accueillir de nouveaux clients, faire la lecture du rapport au client. Et en fin de matinée, quand la dernière visite est terminée, faire l’encaissement. Entre midi et treize heures, j’allais même faire les versements à la banque  (une ou deux fois par semaines) avant d’aller manger un morceau chez moi. Et en bonus, je devais même m’occuper de l'entretien du centre.

Contrairement à la métropole ou j'étais stagiaire, il y avait une secrétaire qui s'occupait des clients pendant que le contrôleur auscultait un véhicule. Ce qui m'a étonné dans ce centre de Vanves près de Paris, c'était le contact humain sincère et sans hypocrisie qu'il y avait, avec Manu le patron, Olivier le contrôleur, Corinne, la secrétaire qui était aussi sa conjointe (d’ailleurs, je leur fais un coucou en passant). Ce qui ne veut pas dire que dans tous les centres de contrôle du continent c' était toujours le bonheur et l’ambiance familiale, non … évidemment Il y a aussi les usines à gaz ou on a pas le temps de dire bonjour. Mais dans ce centre familial de Vanves c'était une ambiance incroyable, (j'ai jamais vu çà ailleurs, pas dans l'ile à grand spectacle en tout cas)

En fin de semaine le patron s'occupait de l'entretien du centre, assisté par ses deux associés qui venaient lui donner un coup de main …

Le contrôleur n'avait pas le temps de s'occuper du nettoyage car il avait suffisamment de quoi faire avec les clients, le centre ne recevait que sur rendez-vous. Alors là franchement, chapeau ces patrons là ! Il n'avaient pas la grosse tête et participaient aux taches ménagères. Quand leur employé était surchargé avec du boulot par dessus la tête et c'était pour la bonne marche de leur entreprise. Ils n'avaient pas peur de se "salir"... Ce qui n'était pas le cas dans notre belle ile de l’océan indien ou certains patrons (ceux que j’ai connu) ne prennent pas le temps de dire bonjour à leur personnel, non … La seule fois qu’ il vous parle en souriant hypocritement, c’est quand il a besoin de vous, de préférence après être resté 2 ans sans activité, là il était tout sourire parce que l’anpe lui donnait une belle prime.

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Celui Qui Croit Tout Savoir Se Trompe, Nul Ne Détient La Vérité...

Le CON qui en sait TROp est un LEURre

J'étais donc contrôleur depuis  six mois dans un centre qui se situait dans une zone industrielle nommée "le bel air", je ne sais pas ou il était mais par contre de la poussière il y en avait.

Le patron qui était aussi contrôleur m’annonçait la visite prochaine d’un inspecteur de la DRIRE et me fait un questionnaire car, me dit-il, je serai sûrement questionné par l'inspecteur. Je réponds correctement à ses questions diverses sur la pollution, sièges, ceintures, efficacité frein de service ? 50%, frein de stationnement ? 18% et il me demande ensuite, et pour le frein de secours c'est combien  ? 25% que je lui réponds. "Mais non c'est des conneries s'il te demande tu dis que c'est 22%" me réplique le chef contrôleur ...

Pourtant ma mémoire était encore fraîche des choses apprises pendant le stage que j'avais suivi six mois auparavant, j'étais plutôt sur de ma réponse. Le soir en rentrant chez moi, je vérifie mon classeur et je suis fier de voir que je ne me suis pas trompé.

Quelques jours après, le jour de l'audit arrivé, l'inspecteur me surveille pendant le contrôle d'un véhicule, pas de problème tout se passe bien. Le contrôle terminé il me dit que c'est bon et me fait un questionnaire sur ce qu'un contrôleur doit savoir, et arrive cette dernière question (comme par hasard la dernière question que m'avait posé le contrôleur en chef  ) sur l'efficacité du frein de secours. Évidemment je lui réponds que c'est 25% pour un VP et 22% pour un VU et il me félicite pour avoir bien répondu et me dit qu'il était satisfait dans l'ensemble.

Mon cher patron contrôleur avait l'air estomaqué, au lieu de me féliciter lui aussi, bizarrement il avait l'air très étonné et abattu ... Il était presque midi et il dit a son ami inspecteur "qu'est-ce qu'on fait, on va manger au resto comme d'habitude OK ? ... Et cette après midi tu reviens pour l'audit ou quoi ?" Non, lui répond l'inspecteur, c'est bon ça ira je suis satisfait. Alors la c'était le coup de grâce pour le contrôleur chef qui croyait tout savoir et qui pensait que j'avais donné une mauvaise réponse parce qu'il avait trois ans d'expérience.

Il espérait sans doute que son ami inspecteur allait revenir l'après midi pour me cuisiner avec d'autres questions, normalement il aurait du être content que l'audit était terminé, mais on dirait qu'il voulait me mettre des bâtons dans les roues, pas de bol pour lui.

Moralité, pour celui qui croit tout savoir, avant d'être sur de ce qu'on dit il vaut mieux vérifier. Je me demande pourquoi il n'avait pas été questionné par l'auditeur ce jour la ? (il aurait eu besoin d'une petite mise à jour qui lui aurait rendu service). Ah si ! j'ai une idée ...peut-être parce qu' il avait déjà été contrôlé auparavant, mais en tout cas on ne lui avait pas posé la question sur l'efficacité du frein de secours sinon il aurait su qu'a partir du 01/01/1956 l'efficacité du frein de secours doit être supérieure ou égale à 25% pour les VP alors que 22% c'était pour les VU.

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